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Femmes d'exception : Aurore

L'histoire d'une reconversion pas comme les autres

Nous avons récemment publié l'histoire de deux femmes qui avec effort et détermination sont arrivées très loin en cuisine. La première, Anto, grâce à un parcours académique brillant et une grande ténacité et la deuxième, Clarence, grâce à une démarche autodidacte et une grande dose de créativité artistique.

Aujourd'hui nous allons parler d'une femme avec une histoire bien différente, une femme discrète et positive qui nous raconte l'histoire d'une reconversion professionnelle pour du moins surprenante :

Aurore est une femme courageuse qui après un long parcours professionnel dans le domaine des études de marché décide de quitter un métier stable qui ne la rend plus heureuse. Elle a l'impression que les jours se ressemblent, qu'elle n'apprend rien et ressent le besoin de changer de vie.

Ayant toujours aimé la cuisine, Aurore décide de sortir de sa zone de confort et demande un Congé individuel de formation (CIF) à son employeur, avec un financement de la part du Fongecif.

Sa demande est acceptée par le Fongecif et par son employeur. Très rapidement Aurore intègre une formation visant un CAP de cuisine au sein du Centre européen des professions culinaires (CEPROC), car son rêve caché, son aspiration ultime, est d'ouvrir un jour son propre restaurant. Elle ne peut pas envisager de se lancer dans une telle aventure sans un minimum de connaissances sur le fonctionnement et l'organisation d'équipes en cuisine. Pour elle cette formation est un passage obligatoire avant de monter son négoce.

Aurore demande avant tout l'avis de sa famille, son mari et ses filles de 11 et 9 ans, qui l'encouragent, tout en lui manifestant une peur encore méconnue ; la peur de la voir moins souvent, à cause des horaires contraignants de la restauration.

"La décision a été prise en famille, on ne peut pas faire un tel revirement, sans le soutien des siens. Ils ont compris que je n'étais plus heureuse et qu'il fallait que j'accomplisse mes rêves"

L'organisme où elle effectue sa formation culinaire englobe plein d'autres personnes en reconversion aux profils très variés : avocats, entrepreneurs, etc, des hommes et des femmes entre 25 et 60 ans. L'ambiance est agréable, ses collègues très accueillants. Elle garde des souvenirs précieux de cette période de sa vie qui s'annoncent comme les premiers d'une belle aventure.

Peu après la réussite de son CAP elle décide de quitter la société de sondages où elle travaillait encore à temps partiel, afin d'effectuer un stage de commis de cuisine et puis un contrat d'un an et demi dans le restaurant le Petit vingtième à Paris.

Ses craintes, et celles de sa famille, concernant ses nouveaux horaires, ont été tout de suite exprimées auprès de son premier employeur et aussi lors de ses entretiens d'embauche ultérieures.

Elle s'est rendue compte que son expérience vitale et son assurance lui permettaient d'exprimer facilement ses contraintes horaires, tout en expliquant que sa maturité professionnelle faisait d'elle une employée sérieuse et motivée. Ceci lui a permis de faire respecter sa vie privée en trouvant des arrangements avec ses employeurs qui peuvent toujours compter sur sa motivation.

Aujourd'hui son idée de restaurant commence à se concrétiser. Elle fait toutes les démarches pour son ouverture, en combinant cette nouvelle aventure et les extras qu'elle réalise en tant que commis avec Gofer, pour lui permettre d'acquérir encore plus d'expérience avant de se lancer en solo.

"Je ne me suis pas sentie traitée différemment en cuisine de par ma condition de femme. Je me demande parfois si le fait d'avoir eu des postes ponctuels et d'avoir travaillé dans un contexte "amical" ne m'a pas épargnée, car j'entends souvent mes collègues se plaindre du traitement défavorable qu'elles doivent subir."

Merci Aurore pour cette belle histoire, l'histoire d'un changement de vie radical, mais tellement réfléchi, pour un épanouissement si mérité. Ceci prouve bien que parfois le bonheur se trouve là où la vie nous avait caché un bout de chemin et qu'il faut oser dépasser ses peurs et le regard des autres.

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