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Auto-entrepreneurs et intérimaires, faut-il choisir son camp ?

C'est la guerre entre les plateformes des extras de l'hôtellerie-restauration. Personne n'arrive à se mettre d'accord sur la question du bien et du mal entre auto-entrepreneurs et intérimaires. Qui a tort ? Qui a raison ? Chez Gofer nous avons un troisième avis. Le voici :

Le secteur de l'hôtellerie restauration est un sacré sable mouvant. L'activité y est fluctuante en permanence, les établissements font face à un énorme turn-over de leurs équipes et sont parfois débordés. Manque de temps, manque de personnel, coûts d'embauche élevés, comment faire ? Des plateformes digitales sont nées pour pallier à ces soucis : elles sélectionnent des candidats et les mettent en relation avec les établissements, tout en prenant la gestion de l'aspect administratif. On parle maintenant de travailleurs à la demande.

Il faut vraiment se battre ?

Le problème ? Cette nouvelle façon de voir le travail dérange l'ordre des choses. A l'image de la société, le travail évolue, se révolutionne même. Au coeur du débat sur cette flexibilité ? Le choix entre les deux statuts proposés aux candidats inscrits sur ces plateformes : être auto-entrepreneur ou intérimaire. Récemment, Brigad et Badakan se sont affrontés publiquement sur le sujet. L'un défend le statut d'auto-entrepreneur quand l'autre le fusille.

Bruno Calvo, président et co-fondateur de Badakan dénonce un système qui part dans tous les sens. Il pointe du doigt le statut d'indépendant pour la précarité qu'il implique : tant du point de vue de la qualification (estimée insuffisante), que pour son absence de protection sociale ou encore ses faibles perspectives d'évolution.

De l'autre côté, Florent Malbranche, CEO de Brigad, défend son choix d'embaucher uniquement sous ce dernier statut. Son argument ? C'est légal et les travailleurs l'ont choisi. L'avantage du statut ? Il leur permet de gagner plus qu'un intérimaire, de travailler où et quand bon leur semble, d'être leur propre patron, d'être libres.

Du côté intérim, le travailleur a les mêmes droits qu'un employé : salaire égal, avantages sociaux (sécurité sociale, mutuelle, 1 % logement, etc...), une indemnité de congés payés, une indemnité de fin de mission, mais il coûte plus cher aux établissements.

Faut-il vraiment faire un choix ?

Chez Gofer nous avons choisi d'allier les deux. Nous reprocherez-vous d'être la Suisse de la guerre des statuts ? Si c'est le cas, vous devriez sûrement lire ces prochaines lignes.

Nous oeuvrons vers une transformation digitale responsable. Le but ? Aider les établissements à pallier à un manque de personnel et de temps. L'objectif dont on ne démord pas ? Mettre l'humain au coeur de nos préoccupations, idéalement en le protégeant à 100 %.

Notre option ? La flexibilité justement. Ne pas exiger de nos workers qu'ils choisissent l'une ou l'autre option. Pourquoi ? Simplement parce que les status d'auto-entrepreneur et d'intérimaire ont leurs points forts et leurs points faibles. Qu'ils arrangent ou dérangent selon les profils. Nous ne sommes pas tous égaux selon nos situations personnelles et sociales, nous ne sommes pas tous faits ou formés pour prendre notre avenir en main administrativement. Et pour nous, ouvrir la voie aux deux modes tout en se penchant sur le sujet de l'avenir du monde du travail n'est pas un problème.

Et puisqu'on s'en sort très bien comme ça, et que tout le monde y trouve son compte, pourquoi s'engager dans un camp et faire la guerre ?

"Quelle que soit la réalité économique et l'évolution des codes dans le domaine du travail, Gofer a comme mission de respecter la liberté de choix de vie de chaque utilisateur. Quand une section de l'économie se "plateformise", les plateformes ne peuvent pas imposer elle mêmes aux utilisateurs un comportement unique, une seule façon de penser. Leur rôle est de donner vie aux nouveaux codes de travail rêvés par leurs utilisateurs." Marc Tessier, CEO de Gofer

Qui de Brigad ou de Badakan a raison ? Doit-on forcément trancher pour l'un ou l'autre camp ? Pour Gofer le statut légal est un soi un sujet qui ne mérite pas une guerre entre méchants et gentils, mais plutôt un dialogue. Et si la solution n'était pas un statut unique, ni deux ; et si la solution était d'en avoir autant que de personnes existent ? Si la liberté de choix va aussi loin un jour, Gofer sera là et l'aura déjà mis en place.

Deux workers, deux vies

Voici l'exemple de deux de nos workers aux profils différents pour illustrer notre décision de laisser le choix.

Anna, jeune mère célibataire. Elle travaille au SMIC en tant qu'hôtesse d'accueil pour une société. Un week-end sur deux, elle a le temps de faire des extras comme chef de rang. Comme elle possède un emploi fixe, elle a une protection sociale : elle a donc choisi le statut d'auto-entrepreneur qui lui permet de fixer un tarif un peu plus élevé sans la priver de ses droits.

Autre situation, Akem d'origine camerounaise, possède un permis d'études provisoires en France qui lui donne le droit de travailler au maximum 15h/semaine en parallèle de son école d'hôtellerie. Il préfère donc le statut d'intérim qui lui permet d'avoir des fiches de paie et de pouvoir demander plus facilement à être régularisé comme travailleur permanent en France et avoir accès plus facilement ensuite à la sécurité sociale.

Ces deux statuts nous permettent de nous adapter aux besoins de nos workers. Sans les obliger à opter pour un statut qui ne leur conviendrait pas pleinement. Si leurs situations venaient à changer et qu'ils avaient besoin de choisir l'autre option, nous le leur permettrions. L'autre avantage ? Plutôt que de jongler d'une plateforme à l'autre pour changer de statut, et donc de perdre tout son background, nous gardons toutes les données sur leurs missions, pour que les workers qui changent de statut puissent garder leur historique.

Deux clients, deux besoins

Un gérant de bar qui souhaite privatiser son local et a besoin d'un barman ou d'un maître d'hôtel expérimenté pour gérer l'événement optera plus facilement pour des profils auto-entrepreneur. Pourquoi ? D'abord parce que le tarif brut total sera moins élevé. Ensuite, parce qu'il n'y a pas de potentielle requalification dans la mesure où l'auto-entrepreneur est un indépendant autonome avec peu (ou pas) de subordination auprès de son client. Idéal pour un événement dans le cadre d'une privatisation.

A l'inverse, un hôtel qui aurait besoin d'un plongeur de plus dans son restaurant, à l'occasion d'une soirée de mariage, aura plutôt tendance à choisir un intérimaire. Car ce type de travailleur est plus fragile socialement, le poste est peu (ou pas) autonome et donc il y a un risque de requalification. Les ressources humaines préféreront d'embaucher un intérimaire plutôt qu'un auto-entrepreneur.

D'un point de vue pratique, quand vous arrivez sur l'application Gofer, vous n'avez donc qu'à choisir votre statut. Idem pour les restaurants et hôteliers qui cherchent des extras. Notre rôle est d'informer l'utilisateur extra ou établissement, pour qu'il puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause, en toute transparence et sans biais. Ensuite ? Nous mettons en relation les volontés qui concordent. Ensuite, nous arrivons jusqu'au bout de leur relation pour plus de fluidité, les démarches administratives sont gérées intégralement par notre service pour tous les statuts (contrats, fiches de paies, facturation, etc).

Pourquoi continuer à faire la guerre quand on peut s'entendre aussi facilement ? Et pour vous, quel est le format de l'emploi de demain, comment tirer le meilleur des deux mondes ?

Article co-écrit par Marc Tessier et Isabel Yus co-fondateurs de Gofer

avec la collaboration de Jane Roussel

Gofer est la solution pour des extras réussis et en toute simplicité.

Téléchargez l'application gratuitement sur Google Play, l'Apple Store ou sur www.gofer.fr

Si vous voulez que Fanny, James ou Louis vous rappellent quand vous le souhaitez pour vous expliquer notre solution, c'est par ici : https://calendly.com/gofer/bonjour/

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